Argentique

La nuit, chez moi, dans le noir, j’aperçois souvent cette silhouette. Elle semble de forme humaine mais je n’arrive jamais à distinguer les traits de son visage. J’ai ainsi mis en scène un personnage masqué errant, dont le domicile semble être à la fois au fond de l’eau et dans les nuages. Nul ne sait qui il est, mais il est là. Il m’observe. Souriant et figé. Il se déplace mais je ne le vois jamais en mouvement. J’ai fait le choix de la photographie argentique pour le grain de l’image, ce charme de la pellicule.

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